
Écouter la musique de Marco Ema est toujours comme s’allonger sur l’herbe sous un ciel agréable. Son ambiance est l’équilibre idéal entre le confort et l’optimisme. Pour son troisième album, intitulé Soleil mâché, cette idée est intensifiée. L’auteur-compositeur-interprète utilise la musique pour surmonter le deuil et l’insécurité, créant son propre bonheur dans le processus.On associe toujours le bonheur au soleil. C’est pour ça que les visuels de l’album incluent un soleil en papier mâché. Sur la pochette, il y a un côté menaçant, comme si on devait se battre contre le mal et l’obscurité pour avoir de la lumière entre nos propres mains.
Soleil mâché est aussi un album qui nous transporte à la campagne. La première chanson, Jour férié, porte une légèreté qui évoque le fait d’être loin du stress de la ville. Maison en campagne évoque les rêves idéalistes qui viennent avec l’idée de vouloir déménager en région. Au cœur de la prairie est une chanson instrumentale qui, avec son violon cinématographique, nous entoure de champs et de fleurs. Feu de paille exprime une peur de vieillir, c’est une questionnement d’identité, mais, littéralement, c’est aussi de la paille en feu. Vacances est une chanson acoustique, avec des touches de chaleur, qui célèbre le charme d’être dans la nature au bord de l’eau. Larve et rose (avec Henri Kinkead), qui termine l’album, est une chanson douce remplie de contradictions: le succès et l’échec, la beauté et la laideur, le calme et la folie. C’est une façon de nous dire que, parmi la verdure et la tranquillité, on peut mieux comprendre nos émotions.

Le samedi 28 mars, Marco Ema a présenté cet album au Grizzly Fuzz, à Québec. Il était accompagné de son band, formé de ses meilleurs amis — Anthony Cayouette à la guitare et au clavier, Henri Kinkead à la voix et Gabriel Lapointe à la batterie —, et l’ambiance était familière et légère. Il portait une veste personnalisée avec des motifs de son album, comme un feu de paille et une citrouille, puis un gilet sans manches en crochet, fabriqué par sa maman. La foule chantait fort du début à la fin et, entre les chansons, Marco jasait amicalement. C’était, en effet, un rayon de soleil.


En première partie, Gabriella Olivo nous a transporté dans son univers rêver, cette fois-ci de manière acoustique (je l’ai vue en spectacle plusieurs fois et chaque fois était d’un contexte different). Ce n’était qu’elle sur scène avec ses guitares, son synthétiseur et ses pédales pour faire des boucles. Escuchar su música es como estar entre las estrellas, particularmente su nueva canción Que je vous aime.
Des chansons sur toi, dulce, es como una nuna trista antes dormir. Gabriella Olivo es mexicana y quebequence y los dos culturas están presentes en su música.